Des biomédicaments ?

On parle de « biomédicaments », car leur fabrication réside sur l’utilisation d’une source biologique.  Prenons l’exemple de molécules complexes, comme l’insuline. Cette molécule trop difficile à produire en grande quantité par voie de synthèse chimique est fabriquée par des cellules bactériennes !  Pour cela, les scientifiques ont transformé une bactérie en y introduisant le gène humain qui code pour l’insuline, faisant de la cellule bactérienne, une mini ligne de production. C’est de la biologie moléculaire. Il suffit alors de réaliser une culture de ces cellules pour produire l’insuline en grande quantité. C’est de la microbiologie. Les étapes de cultures -ou fermentation- sont suivies des étapes de purification et de formulation pour arriver au produit fini. C’est de la chimie. Dans certains cas, ce sont des cellules humaines qui sont utilisées comme « mini-usines », on parle alors de cultures cellulaires.

Les vaccins sont aussi le fruit de l’industrie biopharma. Ils reposent sur l’utilisation de souches pathogènes rendues inoffensives, ou de souches non virulentes transformées pour stimuler notre système immunitaire à reconnaître un antigène. Plus récemment, la technologie basée sur l’utilisation de l’ARNm mise au point pour lutter contre le Covid-19 a révolutionné les approches de vaccination.

Et les études cliniques ? Elles sont essentielles pour valider l’efficacité et la sécurité des médicaments ou vaccins avant leur utilisation. Les études cliniques se déroulent en plusieurs phases chez l’homme. Le développement d’un médicament ou d’un vaccin est en général long et très coûteux. En général, il faut compter une dizaine d’années de la phase de recherche approfondie destinée à identifier le candidat à la mise sur le marché du produit. Les métiers de la recherche clinique sont des métiers spécifiques, qui nécessitent dans certains cas de suivre un cycle de formation continue, supplémentaire au cursus initial.

Un environnement spécifique et international.

Utiliser le vivant requiert des précautions particulières, notamment pour éviter toute source de contamination. L’environnement de travail du biopharma doit répondre à des normes strictes. Les zones de production sont des zones ultra-propres, où tout est contrôlé. Ce qui implique de respecter des règles et procédures, d’apprendre des gestes spécifiques, de rentrer dans une logique qui va garantir la qualité du produit et la sécurité de l’employé.

C’est aussi travailler dans un secteur innovant et international. Les plus grands groupes mondiaux biopharma sont présents en Belgique, particulièrement attractive pour ces industries, notamment grâce à notre savoir-faire et notre expertise. La Belgique est également un des leaders européens dans le domaine des études cliniques et occupe la 2e position au classement européen du nombre d’études cliniques par habitant. Ce qui permet à de nombreux patients d’accéder à des traitements innovants qui ne sont pas encore disponibles.

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